Amélioration de la production d'huile de tournesol : approche agronomique
Le tournesol est depuis les années 80 une composante majeure des assolements du grand Sud-Ouest de la France (Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes). Cette culture est appréciée par les agriculteurs pour sa place dans la rotation, sa rusticité, sa conduite économe en intrants et sa capacité à s’adapter aux conditions sèches. A côté de ses atouts agronomiques et environnementaux, le tournesol bénéficie de débouchés assurés tant sur le plan alimentaire qu’industriel : l’huile de tournesol classique représente en effet 45% des parts de marché des huiles végétales alimentaires et, dans le cadre du développement des biocarburants, au moins 300 000 hectares de tournesol oléique seront requis en France d’ici 2010.
En dépit de ces atouts et des progrès réalisés dans la sélection des variétés, les surfaces nationales de tournesol sont passées de plus de 1 million d’hectares au début des années 1990 à 610 000 hectares en 2004. Parallèlement, le rendement national n’a pas progressé, restant entre 21 et 25 q/ha. Le tournesol doit donc impérativement améliorer ses performances agronomiques pour rester compétitif dans les exploitations agricoles françaises. Pour cela, son développement requiert des performances de haut niveau tant en terme de productivité que de richesse en huile, et une régularité de production.

Pour atteindre cet objectif, l’Unité Mixte Technologique (UMT) officialisée en juillet 2006 pour une durée de 3 ans entre l’INRA, l’ENSAT et le CETIOM a ciblé 2 objectifs prioritaires :
- la maîtrise de la richesse en huile à l’échelle du bassin de collecte, par un conseil d’itinéraire technique global adapté au contexte et aux objectifs de l’agriculteur et à la variété. Pour cela, il est nécessaire de disposer d’outils permettant d’évaluer les conséquences de ces choix stratégiques sur les résultats de la coopérative et plus globalement dans la filière.
- la connaissance des effets de facteurs limitants majeurs et l’évaluation de méthodes permettant d’en réduire les conséquences quantitatives et qualitatives sur la production
Parmi ces facteurs limitants, le syndrome du « dessèchement précoce », apparu en France dans les années 90 touche toutes les zones de production. Beaucoup de connaissances restent à acquérir spécifiquement sur ce syndrome : des connaissances épidémiologiques, l’évaluation de la nuisibilité réelle sur la productivité et la qualité de l’huile, la connaissance de l’impact de l’itinéraire technique et des conditions environnementales, …. Par ailleurs, la mise au point d’outils permettant de reproduire le dessèchement précoce au champ et en conditions contrôlées est nécessaire pour acquérir ces connaissances et évaluer le comportement des variétés.
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